LIGUE DES CHAMPIONS L'OM GAGNE FACE AUX BESIKTAS.
Ligue des Champions - Mistral gagnant
Eurosport -
mer., 19 sept. 00:24:00 2007
Pour son retour en C1, l'OM s'est imposé
face au Besiktas (2-0) lors de la 1ère journée. Face
à son adversaire le plus faible, Marseille a fait la
différence en seconde période. Un premier
succès à domicile cette saison qui l'installe en
tête du groupe grâce au nul de Liverpool à Porto
(1-1).
MARSEILLE-BESIKTAS : 2-0
Buts : Rodriguez (76e) et D. Cissé (90e) pour
Marseille
Dans un Vélodrome échaudé par un
début de saison raté, la fronde grondait et la
révolte était attendue. Avec Albert Emon sur un
siège éjectable et un effectif pléthorique
peinant à trouver ses marques, l'OM se devait de remporter
son premier match en Ligue des Champions depuis quatre ans.
Après la déroute face à
Toulouse, le changement a été de mise dans
les rangs olympiens. Le technicien phocéen, en
privilégiant un milieu en losange, ne s'est pas
trompé. En préférant Zenden à Cheyrou
et Faty à Givet, le coach marseillais trouvait une
stabilité recherchée à la
récupération, sans pour autant résoudre ce
cruel manque de cohérence entre ses attaquants.
Dès l'entame, les Olympiens mettent ainsi le Besiktas sur
le reculoir grâce à un pressing payant et aux
débordements inspirés de Niang sur son couloir
gauche. Mais Ziani pourtant libre de tout marquage (3e) puis
à la réception d'un coup-franc de Nasri (11e) ne peut
planter la dague. Malmenés sur tous les fronts, les
Strambouliotes ne réagissent que par une frappe timide de
Tello (15e). En dépit des blessures de Serdar (25e) puis
Ricardinho (44e) qui contribuent à désorganiser leurs
rangs, les Turcs profitent du manque de cohésion du trio
d'attaque marseillais. Cissé, trop esseulé en pointe,
se montre le plus souvent maladroit, tandis que Niang et Nasri,
trop cantonnés dans leur rôle de latéraux,
peinent à apporter le soutien espéré dans
l'axe.
Un coup de vent salvateur...
La solution vient finalement de Ziani, si discret dans le
premier acte, qui explose dans le second. Suite à un
débordement éclair dans l'axe, le milieu marseillais
est tout près d'ouvrir le score d'une frappe piquée
(52e) avant d'offrir à Niang un nouveau ballon de but (55e).
Fort d'une cohésion enfin retrouvée, l'OM ouvre enfin
le score sur un corner rentrant de Nasri, rabattu par le vent sur
le poteau d'Arikan, avant que Rodriguez ne propulse le ballon au
fond des filets (1-0, 76e).
Libérés par cette ouverture méritée,
les hommes d'Albert Emon multiplient les occasions tranchantes par
Nasri côté droit, mais sont tout près de se
faire cueillir sur un contre du Besiktas amorcé par Edouard
Cissé et achevé par une frappe un brin trop
croisée d'Ozkan (86e). La délivrance viendra
finalement de Cissé, si malheureux jusque-là, qui
prend de vitesse Diatta avant de placer une frappe à ras de
terre imparable (2-0, 90e). Forts de cette "victoire de la
réconciliation" avec leur public, les Olympiens
espèrent désormais rebondir en Ligue 1, leur
quotidien morose où ils ne pointent qu'à une modeste
15e place. Tant qu'il y a du mistral, il y a de l'espoir...
LA DECLA : Albert Emon (entraîneur de
Marseille)
"Cette victoire, on la doit tout simplement à cette
mobilisation des joueurs durant ces trois jours au vert. Notre
placement a été bon et notre pressing a
été profitable, surtout en 2e période. Je
sentais d'ailleurs beaucoup de concentration à la mi-temps.
Il s'agit de l'un des meilleurs matches de l'OM depuis ce
début de saison, et tout le monde espère que ce sera
le déclic pour la suite. Il y a beaucoup de qualité
dans cette équipe. Mais il faut rester humble. Cela fait
deux mois que nous souffrons et une victoire ne va pas nous faire
sauter au plafond. C'est un moment qu'il faut savoir
apprécier, mais il faut se remettre au travail très
rapidement. Les joueurs en sont conscients et ils ont tout de suite
évoqué le match d'
Auxerre samedi, qui sera très important